Le trafic des aéroports du Maroc en janvier 2026 confirme la dynamique de croissance du transport aérien national. Selon l’Office National des Aéroports, les plateformes aéroportuaires marocaines ont enregistré 3.133.378 passagers en janvier 2026, soit une progression de 14,7 % par rapport à la même période en 2025. Cette performance reflète la reprise soutenue des flux internationaux et l’attractivité croissante du Royaume sur les corridors aériens reliant l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Nord. Dans un contexte de transformation des chaînes logistiques globales, cette croissance renforce également le rôle stratégique du transport aérien dans l’écosystème multimodal marocain.

Trafic aéroports Maroc janvier 2026 dominé par Casablanca

Le trafic des aéroports du Maroc en janvier 2026 reste largement porté par l’Aéroport Mohammed V, principale plateforme aérienne du pays. L’aéroport de Casablanca a accueilli 1.062.683 passagers, soit plus de 33 % du trafic total, avec une progression de 20,91 % sur un an. Cette croissance confirme le rôle de hub international de Casablanca dans les flux aériens entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

D’autres plateformes enregistrent également des performances significatives. L’Aéroport Tanger Ibn Batouta progresse de 19,11 %, tandis que l’Aéroport Rabat-Salé affiche une hausse de 18,99 %. De leur côté, les aéroports de Nador El Aroui, Marrakech-Menara et Agadir Al Massira enregistrent également des progressions à deux chiffres. Cette dynamique traduit l’élargissement de la connectivité aérienne du Maroc et l’augmentation des flux touristiques et économiques.

Une croissance tirée par les flux internationaux

Le trafic des aéroports du Maroc en janvier 2026 repose principalement sur la forte progression des liaisons internationales. Les aéroports du Royaume ont accueilli 2.801.501 passagers internationaux, soit une hausse de 14,89 %, contre 331.877 passagers sur les vols nationaux (+13,11 %). L’Europe demeure le premier marché avec plus de 80 % du trafic international, en progression de 13,16 %.

Cependant, d’autres régions enregistrent également des hausses importantes. Les flux avec l’Afrique progressent de 28,92 %, tandis que ceux avec l’Amérique du Nord augmentent de 28,71 %. Les marchés du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient progressent de 15,87 %, alors que le Maghreb affiche une hausse de 13,65 %. L’Amérique du Sud enregistre quant à elle la plus forte progression avec +50,01 %. Cette diversification géographique renforce la résilience du réseau aérien marocain et soutient son intégration dans les grandes routes aériennes internationales.

Des mouvements aériens et un fret également en hausse

Au-delà du trafic passagers, l’activité opérationnelle progresse également. En janvier 2026, les aéroports marocains ont enregistré 23.348 mouvements aériens, soit une hausse de 13,62 % par rapport à janvier 2025. Cette augmentation reflète l’intensification des rotations commerciales et l’expansion des capacités aériennes.

Le fret aérien affiche lui aussi une évolution positive. Le volume transporté atteint 9.327 tonnes, en hausse de 7,38 % sur un an. Bien que modérée, cette croissance confirme le rôle croissant du transport aérien dans les chaînes logistiques à forte valeur ajoutée. Les plateformes aéroportuaires marocaines consolident ainsi leur position comme points d’appui pour les flux commerciaux reliant l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique.

Une dynamique favorable pour les corridors logistiques

La progression du trafic aérien renforce la place du Maroc dans les réseaux logistiques internationaux. L’augmentation des passagers et du fret améliore la connectivité du pays avec les principaux marchés mondiaux. Cette dynamique soutient également le développement des hubs logistiques et industriels situés à proximité des grandes infrastructures de transport.

À moyen terme, la croissance du trafic des aéroports du Maroc en janvier 2026 pourrait stimuler les investissements dans les infrastructures aéroportuaires, les services logistiques et la connectivité multimodale. Dans un contexte de recomposition des chaînes d’approvisionnement, le Maroc confirme ainsi son rôle de plateforme stratégique entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques.