Le Port de Jorf Lasfar s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son développement. En effet, porté par l’Agence nationale des ports (ANP), un ambitieux projet d’extension s’inscrit dans la vision “Green Basin”. Par conséquent, l’objectif est de renforcer le rôle du port comme hub énergétique et industriel, tout en anticipant la transition vers des flux décarbonés.
Une stratégie tournée vers les flux logistiques et énergétiques de demain
Présenté lors du SIPORTS 2026, ce projet repose sur une approche prospective. En effet, il vise à anticiper les évolutions du commerce maritime et des besoins énergétiques.
La vision “Green Basin” s’articule autour de plusieurs axes. D’une part, le développement des trafics liés aux énergies propres. D’autre part, l’intégration de la filière hydrogène vert. Enfin, la création d’un écosystème industriel et énergétique structuré.
👉 De ce fait, l’objectif est clair : positionner durablement le Port de Jorf Lasfar comme un hub stratégique dans la transition énergétique.
Une extension portuaire d’envergure
Le projet prévoit une transformation majeure des infrastructures portuaires. Concrètement, il comprend :
- plus de 3.500 mètres linéaires de nouveaux quais ;
- plus de 1.000 mètres de digues ;
- l’approfondissement de 1.000 mètres de quais existants.
Par ailleurs, les études techniques devraient être finalisées d’ici 2026.
👉 Dans un premier temps, les travaux porteront sur l’extension et l’approfondissement des quais actuels. Cela permettra notamment d’augmenter la capacité de traitement des trafics existants.
Ensuite, une seconde phase prévoit la création de nouvelles darses. Celles-ci représenteront environ 2.800 mètres de quais, dédiés aux trafics maritimes verts.
Un écosystème industriel en pleine expansion
Au-delà des infrastructures portuaires, le projet s’appuie sur un développement industriel structuré. En effet, le Groupe OCP reste un acteur central, notamment à travers ses activités liées aux phosphates.
Par ailleurs, le port joue déjà un rôle clé dans les importations énergétiques. C’est notamment le cas pour la centrale exploitée par TAQA Morocco, qui couvre près de 40 % des besoins électriques du pays.
En parallèle, plusieurs zones industrielles se développent autour du port :
- la zone de MedZ ;
- le Park X du Groupe OCP ;
- la zone d’accélération industrielle de Jorf Lasfar.
👉 Dès lors, ces zones devraient accueillir des projets majeurs, notamment dans :
- les batteries ;
- les matériaux industriels ;
- les technologies énergétiques.
Hydrogène vert et nouveaux projets énergétiques
La vision “Green Basin” accorde une place centrale aux énergies propres. À ce titre, plusieurs initiatives structurantes sont déjà en cours.
Parmi elles :
- un projet d’ammoniac vert porté par le Groupe OCP ;
- un projet d’e-carburant développé par le consortium TAQA Morocco – Moeve.
👉 Par conséquent, ces projets visent à positionner le port comme un hub énergétique décarboné à l’échelle internationale.
Un positionnement stratégique dans les corridors énergétiques
À moyen terme, le Port de Jorf Lasfar pourrait également jouer un rôle clé dans le projet du gazoduc Afrique-Atlantique.
En effet, ce corridor prévoit, dans son module 2, la possibilité d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié. Celui-ci pourrait être implanté soit à Mohammédia, soit à Jorf Lasfar.
👉 De ce fait, cette perspective renforcerait davantage le rôle du port dans la sécurité énergétique du Maroc.
En investissant dans ce projet d’extension, le Port de Jorf Lasfar confirme sa transformation. Plus précisément, il évolue vers un hub industriel et énergétique de nouvelle génération.
Par ailleurs, dans un contexte de transition énergétique, cette stratégie apparaît déterminante. Dès lors, la vision “Green Basin” positionne le port comme un acteur clé des chaînes logistiques et énergétiques de demain.

