Un projet pilote pour moderniser la mobilité interurbaine
Jeudi, le Maroc a franchi une étape structurante. Le coup d’envoi des travaux de la nouvelle gare routière de Kénitra a été officiellement donné lors d’une cérémonie d’envergure. Ainsi, Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, a personnellement présidé l’événement.
En effet, ce projet ne se limite pas à une simple infrastructure locale. Il constitue un modèle pilote destiné à être reproduit dans les grands pôles urbains à forte densité démographique et à fort dynamisme économique. Par ailleurs, il s’inscrit dans une ambition nationale de refonte complète du transport interurbain de voyageurs.
Cependant, sa portée va bien au-delà de Kénitra. Il s’agit d’un signal fort adressé à l’ensemble des opérateurs du secteur : l’État entend moderniser ses infrastructures de transport à un rythme accéléré.
Un partenariat interministériel inédit
La réussite de ce projet repose sur une architecture partenariale solide. En effet, le ministère du Transport et de la Logistique — via la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL) — et le ministère de l’Intérieur ont uni leurs efforts. Ainsi, plusieurs autres partenaires ont rejoint ce dispositif institutionnel.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs personnalités de premier plan. Notamment, Abdelhamid El Mazid, gouverneur de la Province de Kénitra, et Hassan Oubaha, directeur général de la SNTL, y ont pris part. De plus, leur présence souligne l’importance stratégique accordée à ce chantier.
Désormais, la SNTL se positionne comme le maître d’œuvre de la modernisation des gares routières marocaines. C’est pourquoi ce projet à Kénitra est regardé avec intérêt par d’autres villes du Royaume, en attente de leurs propres infrastructures renouvelées.
Architecture bioclimatique : le confort au cœur du design
Le bâtiment se distingue par une conception architecturale innovante. En effet, il repose sur un système de couches successives imbriquées, associant espaces bâtis, volumes vitrés, zones végétalisées et structures légères. Ainsi, cette configuration permet de filtrer la lumière naturelle et de créer des zones tampons favorisant le confort thermique passif.
En outre, la gare sera stratégiquement implantée à proximité de l’autoroute et de la gare ferroviaire de Kénitra. C’est pourquoi l’interconnexion entre les différents modes de transport sera optimale. Par ailleurs, l’esthétique urbaine constitue un critère non négociable dans la conception du projet.
À cet effet, les équipes de conception se sont inspirées des gares de Rabat et de Tanger. Ces deux infrastructures constituent déjà des références en matière de modernisation des terminaux routiers marocains.
« Kénitra bénéficiera d’une infrastructure intégrée offrant toutes les commodités aux voyageurs, garantissant une meilleure fluidité grâce à une connexion efficace avec l’ensemble des moyens de transport. »
Un modèle reproductible à l’échelle nationale
À l’instar des gares de Rabat et de Tanger, la future gare de Kénitra sera équipée d’infrastructures de dernière génération. Notamment, la billetterie électronique, les espaces commerciaux et les zones vertes figureront au programme. En somme, il s’agit d’un bond qualitatif majeur pour les usagers du transport routier interurbain.
Désormais, la question de la réplicabilité du modèle s’impose. C’est pourquoi les autorités misent sur ce projet pilote pour convaincre d’autres collectivités et partenaires privés. De plus, la dimension intermodale de la gare — reliée à l’autoroute et au rail — en fait un hub de référence pour la mobilité durable au Maroc.
En outre, le caractère bioclimatique de l’édifice répond aux exigences croissantes en matière d’empreinte environnementale des infrastructures publiques. Par ailleurs, il témoigne d’une volonté d’allier performance logistique et responsabilité territoriale. C’est pourquoi ce chantier est suivi de près par l’ensemble de la filière transport au Maroc.

