Le Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière a tenu sa seizième session le 14 juillet 2026 à Rabat. Présidée par le ministre Abdessamad Kayouh, la réunion a porté sur le rapport annuel 2025. Elle intervient alors que le Royaume s’apprête à tourner la page d’une stratégie nationale. Désormais, la Déclaration de Marrakech sert de référence à l’action mondiale en sécurité routière.
2025, une année de rayonnement international
À l’ouverture des travaux, le ministre a souligné le rôle majeur joué par le Maroc en 2025. En effet, Marrakech a accueilli la quatrième Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière. Cet événement s’est clôturé par l’adoption de la Déclaration de Marrakech. Ce texte oriente désormais l’action mondiale en matière de sécurité routière à l’horizon 2030. Par ailleurs, la conférence a donné naissance au Prix Mohammed VI pour la sécurité routière.
Une nouvelle feuille de route pour 2026-2030
Cette session intervient dans un contexte particulier. La Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026 touche en effet à son terme. C’est pourquoi le Conseil a adopté la nouvelle stratégie 2026-2030, accompagnée de son plan d’action. Cette feuille de route vise à consolider les acquis. Elle entend aussi relever les nouveaux défis du secteur. Enfin, elle doit renforcer l’efficacité des interventions destinées à améliorer les indicateurs.
Une accidentalité en hausse préoccupante
Le ministre a ensuite abordé la situation de l’accidentalité routière. En 2025, le Maroc a enregistré une hausse de l’ensemble des indicateurs. Notamment, une augmentation notable des victimes a été constatée en milieu urbain.
+12,7 %
+25,5 %
Piétons et deux-roues : plus de 70 % des décès
L’analyse des données révèle une concentration des risques. Ainsi, les piétons et les usagers des deux et trois-roues motorisés représentent plus de 70 % des décès. Cette réalité appelle à concentrer les efforts sur ces catégories. C’est pourquoi le ministre a insisté sur le ciblage des domaines d’intervention prioritaires. L’objectif est clair : réduire le nombre de décès et de blessés graves.

