ASMEX tourne la page des tensions internes. Réunie à Casablanca, la Confédération a adopté sa feuille de route 2026-2029. Sous la présidence de Sonia Mezzour, l’organisation vise 10.000 entreprises exportatrices actives d’ici 2030.
Une ambition chiffrée pour élargir la base exportatrice
La Confédération marocaine des exportateurs dévoile sa feuille de route. Réunie pour son premier Conseil d’administration de la mandature 2026-2029, l’organisation a adopté une stratégie destinée à renforcer la compétitivité des exportateurs marocains. Il s’agit surtout d’élargir durablement la base exportatrice du Royaume.
L’objectif national est connu. Il consiste à porter le nombre d’entreprises exportatrices actives à 10.000 à l’horizon 2030. Pour y parvenir, l’ASMEX entend accompagner davantage de PME à potentiel dans les différentes régions du Royaume. Par ailleurs, l’organisation veut favoriser l’émergence de nouveaux primo-exportateurs. Ces derniers sont considérés comme un levier essentiel de diversification des exportations marocaines.
Trois priorités pour lever les freins à l’export
Pour se donner les moyens de cette ambition, la nouvelle feuille de route repose sur trois priorités. Ainsi, la première consiste à lever les obstacles qui freinent les exportateurs. Elle passe notamment par la simplification et la digitalisation des procédures. En outre, la deuxième priorité vise à renforcer les dispositifs de financement, de garantie et de couverture des risques. Enfin, la troisième porte sur la conquête de nouveaux marchés, grâce à l’intelligence économique, aux données et aux outils numériques.
Six engagements pour les adhérents
L’ASMEX prévoit également de renforcer les services proposés à ses adhérents. Six engagements structurent cette ambition : informer, orienter, faciliter, connecter, accompagner et représenter. De plus, plusieurs commissions spécialisées ont été créées pour travailler sur les principaux leviers de compétitivité. Parmi elles figurent le financement export, la logistique, la décarbonation, la conformité réglementaire, le digital, ainsi que l’élargissement de la base exportatrice.
Une première année sous le signe du dialogue
Au cours de la première année de cette mandature, l’ASMEX prévoit de déployer ses premiers outils d’intelligence économique. Par ailleurs, l’organisation entend identifier un vivier de PME à potentiel export. Elle veut aussi renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics ainsi qu’avec les acteurs du financement. Des formats d’échanges dédiés aux entreprises exportatrices seront également lancés. Ils favoriseront le partage d’expériences et la mise en réseau.
Le mot de la présidente
Pour la présidente fraîchement élue, cette nouvelle étape doit permettre de transformer davantage de PME marocaines en acteurs des marchés internationaux. Sonia Mezzour affirme que la Confédération concentrera son action sur trois axes. Il s’agit de lever les obstacles à l’export, de renforcer les solutions de financement et de mieux accompagner les entreprises dans leur développement international. En somme, l’objectif reste de faire de l’export un moteur durable de croissance, de création de valeur et d’emploi.

