La commission mixte maroco-espagnole de Transit s’est réunie mercredi à Tanger. Elle était co-présidée par Khalid Zerouali et Virginia Barcones Sanz. En conséquence, le dispositif binational pour l’Opération Marhaba 2026 est désormais renforcé. Ce plan s’appuie sur une flotte à très haute capacité journalière. De plus, un investissement de plusieurs millions de dirhams financera la mise à niveau des infrastructures portuaires.
📋 Marhaba 2026 — Dispositif binational · Réunion de Tanger · 6 Mai 2026
Un cadre bilatéral réaffirmé : ce que la réunion de Tanger a engagé concrètement
La réunion du 6 mai dépasse la simple routine. En effet, elle valide les architectures opérationnelles quelques semaines avant le démarrage du dispositif. Les co-présidents ont alors passé en revue chaque composante essentielle. Cela inclut la fluidité des passages, la sécurité ainsi que la communication. Par ailleurs, les délégations souhaitent assurer la cohérence des interventions sectorielles. Cette approche garantit une intégration verticale efficace, de la gestion portuaire jusqu’à l’accueil consulaire.
Du côté marocain, trois piliers structurent l’ensemble. D’abord, un plan de flotte dimensionné à très haute capacité assurera le transit. Ensuite, un investissement infrastructurel significatif modernisera les ports et aéroports. Enfin, les représentations diplomatiques en Espagne assureront une mobilisation consulaire à 7 jours sur 7. Ce dernier point s’avère crucial. En effet, les permanences s’étendront aux week-ends afin de supprimer les goulets d’étranglement administratifs habituels.
Le dispositif espagnol : renforcement portuaire et centres de coordination
Le dispositif opérationnel espagnol s’articule autour de quatre axes complémentaires. Premièrement, le pays prévoit le renforcement de la capacité portuaire dans neuf sites. Toutefois, Algeciras et Tarifa restent les nœuds critiques du corridor. Deuxièmement, la police portuaire se mobilisera pour absorber les flux records. Troisièmement, des centres de coordination dédiés verront le jour. Enfin, l’Espagne créera des zones de repos et d’information pour améliorer le confort des voyageurs.
Mme Barcones Sanz a d’ailleurs souligné la portée stratégique de cette mission lors de son intervention. Elle insiste également sur la dimension humaine du projet. Or, cette double lecture détermine souvent les choix techniques en cas de saturation. Cette vision est constitutive de l’identité de l’Opération Marhaba depuis son origine.
🤝 Acteurs institutionnels — Commission mixte de Transit · Tanger · 6 Mai 2026
Lecture analytique : ce que ce niveau de coordination implique pour les opérateurs du corridor
La réunion de Tanger s’inscrit dans un contexte 2026 très exigeant. En particulier, cette édition intègre pour la première fois le système EES de biométrie. Par ailleurs, les projections de trafic affichent une hausse de +3 %. Cela représente environ 3,6 millions de voyageurs. Le plan de flotte doit alors concilier le volume croissant et les risques de ralentissement liés au nouveau contrôle biométrique.
Pour les compagnies maritimes de la ligne Nador–Almería, cette coordination est un signal positif. En effet, elle réduit le risque de désynchronisation entre les deux rives. Auparavant, ce manque de fluidité créait des tensions opérationnelles majeures. Désormais, l’investissement dans les ports de Tanger Med et de Nador devrait optimiser le traitement des terminaux.
Enfin, la prochaine étape sera la publication du calendrier de déploiement avant le 15 juin 2026. Les opérateurs logistiques devront toutefois surveiller la date du 12 août. Ce jour-là, l’éclipse solaire coïncidera avec le pic de retour. À ce jour, cette variable de risque n’a pas encore fait l’objet d’une communication formelle.

