À l’ouverture de la première édition du SIPORTS 2026 à El Jadida, le Royaume réaffirme sa position de leader maritime. En effet, entre l’inauguration d’une plateforme d’échange inédite et des arbitrages stratégiques, le Maroc consolide son rôle de hub incontournable.

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a donné mercredi le coup d’envoi du SIPORTS 2026. Ce salon réunit les décideurs mondiaux du secteur. De plus, il constitue le manifeste d’une nation qui réalise 96 % de ses échanges par voie maritime. Grâce à sa position géostratégique, le Royaume fait du secteur portuaire un pilier de sa souveraineté.

Une vision structurée autour de cinq priorités

Pour répondre aux mutations mondiales, le ministère a identifié cinq axes prioritaires. Tout d’abord, la transition énergétique vise des ports décarbonés. Ensuite, l’adaptation climatique doit protéger les infrastructures. Par ailleurs, le renforcement de la sécurité et la digitalisation via l’IA sont essentiels. Enfin, l’excellence de conception garantit des infrastructures compétitives.

Arbitrage stratégique : Priorité à Dakhla Atlantique

L’un des moments forts du SIPORTS 2026 a été l’éclaircissement sur l’avenir du Port de Kénitra Atlantique. Ce projet, estimé à 7,7 milliards de dirhams, est officiellement reporté.

Toutefois, ce choix n’est pas un aveu de faiblesse financière. Il s’agit plutôt d’un calcul de cohérence pour éviter toute « cannibalisation » entre les ports. Désormais, l’État mise sur Dakhla Atlantique pour porter l’Initiative Royale vers le Sahel. En conséquence, Kénitra attendra que le hub du Sud soit opérationnel.

Le Maroc, moteur de l’intégration africaine

Le SIPORTS 2026 a également permis un rapprochement stratégique avec le Cap-Vert. Ce partenariat, soutenu par l’ouverture d’un consulat à Dakhla, vise à créer un corridor atlantique intégré.

Par ailleurs, le salon met en avant l’économie bleue. En 2024, la pêche a généré 29 milliards de dirhams à l’export. Ainsi, les modèles de Tanger Med et de Dakhla restent des références pour tout le continent.

Vers une compétitivité accrue

Alors que Marsa Maroc augmente le tirant d’eau à Casablanca pour des navires de 60 000 tonnes, le SIPORTS 2026 confirme la maturité du secteur. En conclusion, le Royaume ne gère plus seulement des ports, il pilote une connectivité mondiale.