Port Dakhla Atlantique : 74 % d’avancement des travaux
Le projet du port Dakhla Atlantique franchit une étape importante. Les travaux affichent un taux d’avancement de 74 %, selon les précisions apportées par Nisrine Iouzzi, Directrice du suivi et de la supervision de la construction du port.
La responsable s’exprimait en marge de la troisième édition du Port Development Middle East & Africa Forum, organisée à Casablanca. Elle y a fait le point sur l’état d’avancement d’un chantier structurant, appelé à renforcer le positionnement logistique du Maroc et son ouverture sur les marchés africains et internationaux.
Ouvrages de protection, terre-pleins et quais : où en sont les travaux ?
Selon Nisrine Iouzzi, les principaux ouvrages portuaires progressent de manière significative. C’est notamment le cas des ouvrages de protection et des terre-pleins, dont la livraison est prévue à la fin de l’année 2026.
Les travaux de réalisation des quais se poursuivent également, pour un linéaire total de plus de 2,5 kilomètres. Un premier quai polyvalent, d’une profondeur inférieure à 12 mètres, doit être livré cette année.
Le calendrier global ne bouge pas : l’achèvement du projet reste fixé à l’horizon de fin 2028. « L’échéance de 2028 sera tenue », a affirmé la responsable, réitérant l’engagement en faveur du respect du calendrier annoncé.
Un port conçu comme un écosystème économique et logistique
Au-delà des infrastructures, la Directrice a insisté sur la nécessité de concevoir le port comme un véritable écosystème économique et logistique.
Selon elle, le port doit soutenir les filières stratégiques, relier les centres de production aux centres de consommation et favoriser la fluidité des échanges.
Dans un contexte de concurrence internationale accrue et de massification des flux, le développement de corridors logistiques performants apparaît indispensable. Ils conditionnent la compétitivité des chaînes d’approvisionnement et la capacité à répondre aux exigences du transport moderne.
Dakhla Atlantique : une vocation continentale tournée vers l’Afrique
La vocation continentale du port s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération Sud-Sud. Elle passe par le renforcement des connexions avec les pays du Sahel et les États africains riverains de l’Atlantique.
Nisrine Iouzzi a rappelé l’importance de mettre en place des corridors de connexion capables de rapprocher les économies, de faciliter les échanges commerciaux et de soutenir les activités industrielles.
Cette vision rejoint les ambitions portées par les initiatives royales en faveur de l’intégration africaine. Les infrastructures y sont présentées comme un levier de développement économique et social, mais aussi comme un facteur de stabilité et de coopération régionale.
- Les travaux du port Dakhla Atlantique ont atteint 74 % d’avancement.
- Ouvrages de protection et terre-pleins sont attendus fin 2026, avec un premier quai polyvalent livré cette année.
- L’achèvement global du projet reste fixé à fin 2028.
- Le port est pensé comme un écosystème, relié par des corridors au Sahel et aux États africains de l’Atlantique.
Un dialogue entre acteurs portuaires pour des standards communs
L’intervention de Nisrine Iouzzi au Port Development Middle East & Africa Forum a mis en lumière l’importance du dialogue entre les acteurs portuaires. L’enjeu : partager les expériences et construire des approches communes face aux défis du secteur.
La connectivité, la complémentarité des infrastructures et la structuration des corridors logistiques constituent autant de leviers pour bâtir un écosystème portuaire et industriel africain répondant aux standards internationaux.
À travers le port Dakhla Atlantique, le Maroc poursuit le développement d’une plateforme stratégique. Elle est destinée à renforcer son rôle de trait d’union entre l’Afrique, l’Atlantique et les grands circuits du commerce international.

