Un appel d’offres qui dépasse la simple étude
L’ONDA recherche un cabinet de conseil. Sa mission consiste à bâtir, de A à Z, la feuille de route de préparation à la compétition. Le prestataire accompagnera ensuite l’Office dans son exécution. Ainsi, le marché ne porte pas sur un diagnostic ponctuel. Il s’agit d’un dispositif de pilotage complet, étalé jusqu’en 2030.
En effet, l’échéance laisse peu de marge de manœuvre. Par ailleurs, l’afflux attendu dépasse largement le cadre des supporters. Délégations, officiels et médias transiteront eux aussi par les plateformes marocaines. C’est pourquoi l’Office traite le sujet comme un chantier structurel, et non comme une opération ponctuelle.
Le VRO, tour de contrôle de la préparation
Au cœur du dispositif figure la création d’un Value Realization Office. Cette structure de pilotage est orientée création de valeur. Elle coordonnera l’ensemble des chantiers de l’ONDA liés à la Coupe du Monde. En effet, la préparation mobilise plusieurs directions de l’Office. Le VRO doit donc les faire converger vers un même calendrier.
Cette phase constitue le socle organisationnel de toute la mission. C’est pourquoi elle précède toute évaluation technique des plateformes. En outre, le cadrage descend jusqu’au détail opérationnel.
De plus, un tableau de bord accompagnera ce pilotage. Il reposera sur des indicateurs clés de performance. Ainsi, l’avancement de la préparation restera mesurable en continu. Notamment lors des arbitrages budgétaires et calendaires.
VRO — Value Realization Office : cellule transverse qui pilote un portefeuille de projets selon la valeur créée, et non selon le seul respect des délais.
Matrice RACI : outil de gestion de projet qui attribue, pour chaque tâche, un responsable, un approbateur, un consulté et un informé.
Trois phases jusqu’à l’échéance
Le dispositif se déploie en trois temps. Le cadrage stratégique n’en constitue que la première brique. Vient ensuite la conformité. Enfin, la performance.
Cependant, la deuxième phase ne se limite pas à un audit classique. Le prestataire devra d’abord bâtir un référentiel de conformité aux exigences de la FIFA. Il évaluera ensuite la position réelle de chaque plateforme. Ainsi, l’écart entre l’existant et l’attendu deviendra chiffrable.
Trois précédents comme banc d’essai
La méthode s’appuiera sur des cas déjà documentés. Notamment Qatar 2022, Paris 2024 et la Coupe du Monde 2026. Ces trois rendez-vous ont imposé leurs contraintes à des réseaux aéroportuaires entiers. En effet, chacun a produit des pratiques transposables en matière de flux et de sûreté.
| Édition | Année | Territoire |
|---|---|---|
| Coupe du Monde | 2022 | Qatar |
| Jeux Olympiques | 2024 | Paris |
| Coupe du Monde | 2026 | Amérique du Nord |
Par ailleurs, l’échéance de 2026 présente un intérêt particulier. Elle précède de quatre ans le tournoi marocain. Ainsi, les enseignements nord-américains arriveront encore à temps. Ils pourront être intégrés à la feuille de route de l’ONDA.
Cinq dimensions à mettre au niveau
La dernière étape est aussi la plus stratégique. Elle consistera à fixer le niveau de performance attendu de chaque aéroport. À cet effet, cinq dimensions sont explicitement visées.
Ces cibles seront ensuite traduites en une feuille de route consolidée. Celle-ci courra jusqu’en 2030. De plus, elle devra rester concrète et opposable. C’est pourquoi le pilotage par indicateurs occupe une place centrale.
Un périmètre d’aéroports encore ouvert
La mission couvre en priorité les aéroports accueillant des matchs. Elle vise également ceux qui joueront un rôle structurant. Il s’agit de l’accueil des délégations, des officiels, des médias et des supporters. En outre, des plateformes de délestage pourraient être intégrées. Elles serviraient d’aéroports tampons dans la gestion des flux.
Cependant, la liste définitive n’est pas encore arrêtée. Elle ne le sera qu’à l’issue de la première phase. En effet, le choix dépendra d’une analyse des flux attendus. Il tiendra compte, par ailleurs, des capacités réelles du réseau.
Un outil dédié au dialogue avec la FIFA
Un dernier volet concerne la relation avec l’instance internationale. L’ONDA préparera un outil destiné à structurer ces échanges. Il servira lors des visites d’inspection et des revues de conformité. Ainsi, l’Office pourra présenter un avancement maîtrisé. En somme, la préparation se joue autant sur les pistes que dans les salles de revue.

